Si le vieillissement cutané n’attend pas la ménopause pour entamer son processus, celui-ci s’accélère à la suite du manque d’hormones estrogènes. Le THS (Traitement Hormonal de Substitution) permet de ralentir ce processus de vieillissement pour une peau plus belle plus longtemps.

LE VIEILLISSEMENT DE LA PEAU LORS DE LA MÉNOPAUSE

Hormis les signes « internes » liés à la ménopause tels que les bouffées de chaleur, l’insomnie, la prise de poids, d’autres manifestations sont le fait de ce déséquilibre hormonal qui sévit vers 50 ans. Le vieillissement cutané s’accentue et devient encore plus visible : la peau se relâche, perd de sa souplesse et des taches brunes apparaissent. Les rides se creusent, la peau s’amincit, les fibres de collagène et d’élastine étant de moins en moins efficaces. La déshydratation est aggravée par une perte en acide hyaluronique. Mais le manque d’estrogènes s’accompagne également d’un excès d’hormones mâles – les androgènes – entrainant parfois une perte de cheveux, une pilosité accentuée, ainsi que l’apparition d’impuretés à la surface de la peau (production plus importante de sébum, peau grasse, acné).

LES EFFETS DU THS SUR LA PEAU ?

Le THS apporte à l’organisme des estrogènes qui agissent à la fois au niveau des cellules du derme et de l’épiderme. Ce traitement entraîne donc un effet hydratant et permet à la la peau de s’assouplir et de retrouver de l’élasticité. Les petites ridules peuvent ainsi s’estomper lorsque la ménopause avait déjà laissé des traces ou apparaître plus tardivement si elles n’étaient pas encore présentes. De plus, il annule l’hyperandrogénie, c’est-à-dire l’excès d’hormones males, donc on peut dire adieu aux poils drus. Mais en aucun cas le THS n’aura un résultat sur les rides profondes et le vieillissement cutané lié aux expositions au soleil, au tabac, etc. Il ne constitue pas un traitement anti-âge à lui tout seul et ne doit pas être pris pour cette unique raison.

ET À L’ARRÊT DU THS ?

Le THS ne peut pas être pris ad vitam aeternam et il est nécessaire de l’arrêter en douceur au bout de 2 à 5 ans, une fois que les changements hormonaux se sont installés. Si l’arrêt est trop brutal ou réalisé trop tôt, les troubles qui avaient disparu reviennent au triple galop. Fatigue, insomnie, bouffées de chaleur… Et sécheresse de la peau. Mais les effets les plus gênants de l’arrêt du THS ne semblent toutefois pas être liés à la peau et au vieillissement cutané.